1 an au skatepark

Il y a un an, le bus d’accueil de l’AMO se garait pour la première fois face au skatepark. Une présence discrète et rassurante pour les jeunes.

C’était le 21 novembre 2018. A son initiative et en accord avec la Ville qui savait le lieu parfois mal fréquenté, le Service d’Aide aux Jeunes en Milieu Ouvert (AMO) garait son bus d’accueil devant le skatepark de Jodoigne. Jacques Duchenne, directeur de l’AMO : “Les jeunes du coin savent généralement que l’AMO, au 2 de la Chaussée de Wavre, est un lieu d’accueil, d’écoute, de soutien et d’accompagnement. Mais notre mission ne s’arrête pas là. Dans le cadre du travail de rue, nous savions que le skatepark est fort fréquenté par les ados. D’où notre présence là-bas dès l’automne de l’an dernier, avec une relative discrétion dans les premiers temps car il ne s’agissait pas d’aller au jouer au gendarme, mais d’être accepté, d’écouter et de partager“.

Ce qui s’est fait petit à petit. Non seulement par la présence hebdomadaire du mercredi après-midi, mais en organisant avec des partenaires jodoignois des événements. Ainsi le Festipark est-il né en juin dernier, une journée consacrée à des démos de skate, BMX, et d’autres trottinettes. “Un succès, poursuit Jacques Duchenne. Quelque 150 jeunes nous ont rejoints dans une ambiance sympa. Un événement qui en appelle d’autres“.

Mais comment le bus de l’AMO est-il accueilli par les jeunes eux-mêmes ? Disons, pour faire court, qu’ils sont soit des fanas de la piste de skate, soit des spectateurs assidus. Altan, 14 ans, est plus qu’un habitué de la piste : “Skate, BMX, trottinette, je pratique les trois, deux fois par semaine. C’est à dire que j’adore ça. Le bus de l’AMO ? Il ne dérange personne. Au contraire : quand on veut boire une limonade ou un coca, on y va“. Eléonore, 16 ans, elle ne pratique aucun sport, mais elle est là pour l’ambiance : “Et puis, les assistants sociaux de l’AMO sont sympas. Le bus est ouvert à tous? Cet aprèm’, ils proposaient de la soupe. Ce qui m’attire ici ? Les copains. On se sent bien, on discute, on rigole“.

On est ouvert à la discussion

Victor Leclercq, 24 ans, était présent en 2018, en tant qu’assistant social, quand le bus de l’AMO s’est arrêté pour la première fois au skatepark. “L’accueil était mitigé, se souvient-il, mais on s’est fait accepter avec le temps. Généralement, nous sommes deux ou trois assistants sociaux au skatepark. Les ados savent que s’ils ont un souci scolaire ou familial, ils peuvent en discuter avec nous“.

Retrouvez cet article en format papier dans l’édition Lavenir – Brabant wallon de ce vendredi 8 novembre 2019